
Chaque défi qui s'élève devant toi est comme un moteur réjouissant et motivant.
Tu sais aller de l'avant quelle que soit la situation.
Ce mode de vie est digne d'être admiré et c'est pour cela que je te dédie ce poème.
Merveilleuse par ta grande détermination
Avançant quels que soient les problèmes
Regardant les défis avec enthousiasme
Impossible pour toi de ne pas les relever
Avec un beau sourire et de bonne humeur
Ne te privant jamais de communiquer, tu
N'es jamais seule, ton esprit pratique
Et ton adaptation te permettent d'aller de l'avant.
C'est un clair rideau,
Limpide de son eau ;
C'est un voile argentin
Sur les mystères du destin.
C'est un flot de cristal
Plus précieux qu'une opale.
Ô Cascade, d'or et de lumière
Devant un pan de pierre,
Où les âmes en peine
Accourent souveraines,
Vers ce passage infime
Entre l'horreur et le sublime.
D'imperceptibles portes,
Pour les secrètes grottes.
Chapelet de perles fines
Kyrielle d'eau divine.
Rien qu'un peu d'eau, une chute
Un drap de soie contre l'abrupte.
Ô Cascade, comme une litanie
Pour le triomphe de la vie.
Le Démon, dans ma chambre haute,
Ce matin est venu me voir,
Et, tâchant à me prendre en faute,
Me dit : ” Je voudrais bien savoir,
Parmi toutes les belles choses
Dont est fait son enchantement,
Parmi les objets noirs ou roses
Qui composent son corps charmant,
Quel est le plus doux. ” - Ô mon âme !
Tu répondis à l'Abhorré :
” Puisqu'en Elle tout est dictame,
Rien ne peut être préféré.
Lorsque tout me ravit, j'ignore
Si quelque chose me séduit.
Elle éblouit comme l'Aurore
Et console comme la Nuit ;
Et l'harmonie est trop exquise,
Qui gouverne tout son beau corps,
Pour que l'impuissante analyse
En note les nombreux accords.
Ô métamorphose mystique
De tous mes sens fondus en un !
Son haleine fait la musique,
Comme sa voix fait le parfum ! “
Charles BAUDELAIRE
" Deux choses ne se peuvent cacher : l'ivresse et l'amour. "
Antiphane
" On ne saurait être sage quand on aime, ni aimer quand on est sage. "
Publilius
Syrus
" Pour bien aimer une vivante, il faut l'aimer comme si elle devait mourir demain. "
Proverbe Arabe
" L'amour ne se paie qu'avec l'amour et les oeuvres avec les oeuvres. "
Fernando de
Rojas
" Il n'y a qu'une sorte d'amour, mais il y en a mille différentes copies. "
La
Rochefoucauld
" Il en est du véritable amour comme de l'apparition des esprits : tout le monde en parle, mais peu de gens en ont vu.
"
La Rochefoucauld
" L'amour ôte l'esprit à ceux qui en ont et en donne à ceux qui n'en ont pas. "
Diderot
" L'amour n'est que le roman du coeur, c'est le plaisir qui en est l'histoire. "
Beaumarchais
" L'amour a besoin des yeux, comme la pensée a besoin de la mémoire. "
Mme
Necker
" L'amour est un égoïsme à deux. "
Mme de Staël
" Quand on est aimé, on ne doute de rien. Quand on aime, on doute de tout. "
Colette
" On passe souvent de l'amour à l'ambition, mais on ne revient guère de l'ambition à l'amour. "
La Rochefoucauld
" On passe une moitié de sa vie à attendre ceux qu'on aimera et l'autre moitié à quitter ceux qu'on aime.
"
Victor Hugo
" L'amour est la seule passion qui se paye d'une monnaie qu'elle fabrique elle-même. "
Stendhal
À mon coeur suffit ta poitrine,
mes ailes pour ta liberté.
De ma bouche atteindra au ciel
tout ce qui dormait sur ton âme.
En toi l'illusion quotidienne.
Tu viens, rosée sur les corolles.
Absente et creusant l'horizon
Tu t'enfuis, éternelle vague.
je l'ai dit: tu chantais au vent
comme les pins et les mâts des navires.
Tu es haute comme eux et comme eux taciturne.
Tu t'attristes soudain, comme fait un voyage.
Accueillante, pareille à un ancien chemin.
Des échos et des voix nostalgiques te peuplent.
À mon réveil parfois émigrent et s'en vont
des oiseaux qui s'étaient endormis dans ton âme.
Je me souviens de toi telle que tu étais en ce dernier automne:
un simple béret gris avec le coeur en paix.
Dans tes yeux combattaient les feux du crépuscule.
Et les feuilles tombaient sur les eaux de ton âme.
Enroulée à mes bras comme un volubilis,
les feuilles recueillaient ta voix lente et paisible.
Un bûcher de stupeur où ma soif se consume.
Douce jacinthe bleue qui se tord sur mon âme.
je sens tes yeux qui vont et l'automne est distant:
béret gris, cris d'oiseau, coeur où l'on est chez soi
et vers eux émigraient mes désirs si profonds
et mes baisers tombaient joyeux comme des braises.
Le ciel vu d'un bateau. Les champs vus des collines:
lumière, étang de paix, fumée, ton souvenir.
Au-delà de tes yeux brûlaient les crépuscules.
Sur ton âme tournaient les feuilles de l'automne.
Pablo Neruda
C'est une femme belle et de riche encolure,
Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
Les griffes de l'amour, les poisons du tripot,
Tout glisse et tout s'émousse au granit de sa peau.
Elle rit à la Mort et nargue la Débauche,
Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
De ce corps ferme et droit la rude majesté.
Elle marche en déesse et repose en sultane;
Elle a dans le plaisir la foi mahométane,
Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
Elle appelle des yeux la race des humains.
Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
Que la beauté du corps est un sublime don
Qui de toute infamie arrache le pardon.
Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire,
Et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire
Elle regardera la face de la Mort,
Ainsi qu'un nouveau-né, - sans haine et sans remords.
Charles Baudelaire
Avec un coeur chaste
Avec des yeux purs je célèbre ta beauté
Tenant la bride du sang
De sorte qu'il puisse jaillir et tracer ton contour
Où tu es couchée dans mon Ode
Comme dans une terre de forêts ou dans la vague déferlante
Dans le terreau aromatique, ou dans la musique de la mer
Beauté nue
Également beaux tes pieds
Cambrés par le tapement originel du vent ou du son
Tes yeux, légers coquillages
De la splendide mer américaine
Tes seins de plénitude égale
Faite de lumière vivante
Tes paupières de blé qui battent
Qui révèlent ou recèlent
Les deux profonds pays de tes yeux
La ligne que tes épaules ont divisée en pales régions
Se perd et se marie dans les compactes moitiés d'une pomme
Continue pour trancher ta beauté en deux colonnes
D'or brun, de pur albâtre
Pour se perdre en les deux grappes de tes pieds
Où connaît un regain ton arbre double et symétrique,
Et s'élève feu en fleur, lustre ouvert
Un fruit qui se gonfle
Au dessus du pacte de la mer et de la terre
De quelle matière
Agate, quartz, blé,
Ton corps est-il fait?
Enflant comme pain au four
Pour signaler argentées des collines
Le clivage d'un seul pétale
Suaves fruits d'un velours profond
Jusqu'à demeurée seule
Etonnée
La délicate et ferme forme féminine
Ce n'est pas seulement la lumière qui tombe sur le monde
et se répand à l'intérieur de ton corps
Et déjà s'étouffe
Sous tant de clarté
Prenant congé de toi
Comme si tu étais en feu à l'intérieur
La lune vit dans le dessin de ta peau

Le Démon, dans ma chambre haute,
Ce matin est venu me voir,
Et, tâchant à me prendre en faute,
Me dit : ” Je voudrais bien savoir,
Parmi toutes les belles choses
Dont est fait son enchantement,
Parmi les objets noirs ou roses
Qui composent son corps charmant,
Quel est le plus doux. ” - Ô mon âme !
Tu répondis à l'Abhorré :
” Puisqu'en Elle tout est dictame,
Rien ne peut être préféré.
Lorsque tout me ravit, j'ignore
Si quelque chose me séduit.
Elle éblouit comme l'Aurore
Et console comme la Nuit ;
Et l'harmonie est trop exquise,
Qui gouverne tout son beau corps,
Pour que l'impuissante analyse
En note les nombreux accords.
Ô métamorphose mystique
De tous mes sens fondus en un !
Son haleine fait la musique,
Comme sa voix fait le parfum ! “
Charles BAUDELAIRE

Souvenez-vous du soir de chance
Où nous avons, déjà complices
Après l'esquisse d'un pas de danse,
Quitté ces gens si ennuyeux
On aurait pu rouler plus loin
En s'arrêtant de temps en temps
Pour faire le plein
De désirs et de sentiments
On aurait vu la fin du film
Mais vous étiez déjà debout
Avant le bout de la bobine,
Souvenez-vous
Souvenez-vous, nous allions vite
De peur que la laideur s'invite
Comme dans ces contes
Où on raconte
Qu'il faut rentrer avant minuit
On aurait pu rouler sans fin
Dans les couleurs et les parfums
D'un autre temps
Celui d'avant les autoroutes
Quand on allait foulard au vent
Nos vies étaient un peu plus courtes
Mais nos cinémas permanents,
Souvenez-vous
Souvenez-vous, sur mon épaule
Que frôlait parfois votre joue
Vous fredonniez cet air idiot que la radio
Jouait pour nous
Souvenez-vous de nos paris,
De cette martingale incertaine
Puis de la vieille américaine
Qui nous ramenait
Vers Paris
On aurait pu rouler plus loin
En s'arrêtant de temps en temps
Pour faire le plein
De désirs et de sentiments
On aurait vu la fin du film
Mais vous étiez déjà debout
Avant le bout de la bobine
Souvenez-vous
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