Une enquête ouverte sur Lagarde dans l'affaire Tapie : que risque-t-elle?

Publié le par Gérard

La Cour de justice de la République (CJR) a annoncé aujourd'hui qu'elle réclamait l'ouverture d'une enquête pénale.

Christine Lagarde
Christine Lagarde | Montage Le Post - Max PPP


Christine Lagarde sera-t-elle poursuivie pour abus d'autorité ?

La Cour de justice de la République (CJR) a tranché. La CJR a annoncé aujourd'hui qu'elle réclamait l'ouverture d'une enquête pénale sur l'affaire Tapie-Crédit Lyonnais-Addidas.

Fraîchement nommée présidente du FMI, elle assurait en mai dernier "avoir la conscience parfaitement tranquille". Et pourtant...

Les casseroles de Christine Lagarde :

Après les combines à Nanard dans les années 90, voici venu l'époque des combines à Chri-Chri.

Christine Lagarde est soupçonnée d'abus d'autorité dans l'affaire Tapie-Crédit Lyonnais-Addidas.

Pour la faire courte, en 2007, Christine Lagarde, à l'époque ministre des Finances, a saisi le tribunal arbitral pour régler le litige entre l'État, ex-propriétaire du Crédit Lyonnais et Bernard Tapie. Le tribunal arbitral a condamné l'État à verser 300 millions d'euros à Bernard Tapie pour le préjudice causé dans la vente d'Adidas par le Crédit Lyonnais.

Là où ça coince :

- Christine Lagarde a pris cette décision contre l'avis de son administration
- Le recours à un tribunal privé plutôt qu'à la Cour d'appel de Paris a été jugé illégal par la Cour des Comptes.

En résumé, Christine Lagarde est soupçonnée d'avoir profité de sa position pour favoriser les intérêts privés de Bernard Tapie, en décidant d'abandonner la voie judiciaire traditionnelle.

Pour la gauche et le centriste François Bayrou, ce choix constitue une "faveur" politique accordée à Bernard Tapie, qui avait appelé à voter pour Nicolas Sarkozy en 2007.

Que risque-t-elle ?

Le 1er avril, neuf députés socialistes, dont Jean-Marc Ayrault, saisissent le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal.

Ce dernier a demandé à la Cour de justice de la République, le mardi 10 mai, l'ouverture d'une enquête pour "abus d'autorité" contre Christine Lagarde.

La commission des requêtes de la CJR a donné un "avis favorable" à cette enquête.

Si les sept hauts magistrats qui composent la commission des requêtes de la CJR ont décidé d'ouvrir une enquête, Christine Lagarde n'entend par pour autant démissionner de son poste au FMI, indique France Info.
 
Toutefois, l'ouverture de cette enquête constitue une ombre sur le parcours de la toute récente présidente du FMI.

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