Tu sais que tu es un policier qui en a ras-le-bol quand...

Publié le par Gérard

Ca grogne chez les policiers en ces périodes d'expulsions à tout-va.

1) Tu n'as pas de moyens, tu le dis, tu le répètes, et on ne t'écoute pas

2) Ta hiérarchie se contrefout de ce que tu peux dire et continue de vendre des mesures qui ne servent à rien, par exemple, reconduire des Roms en Roumanie ou en Bulgarie, leur donner un peu d'argent, et attendre qu'ils reviennent dans 3 mois.

3) Ton service n'a pas une thune, et tu dois acheter tes propres stylos et surveiller ton carburant, comme l'explique Nicolas Comte, du syndicat de police SGP Unité-Police sur France Info.

Starsky et Hutch lancés à la poursuite des Roms
4) Tu dois tenter de réaliser des objectifs irréalisables en matière de reconduite de Roms (encore 500 à reconduire d'ici à la fin du mois, 300 camps à démanteler).

5) Ton boulot n'est plus tellement de faire la police mais alterne entre assistante sociale et nounou à la crèche. "Quand deux parents sont placés en garde à vue, les fonctionnaires se retrouvent avec les enfants à gérer, explique une ponte du syndicat des commissaires de police sur le site du NouvelObs. "Ou alors ils ne figurent pas sur les passeports de leurs parents. Dans bien des cas, on fait plus de social que de la police."

6) Ton boss dit que les effectifs de la police sont en hausse, alors que tu sais très bien que ce n'est pas tout à fait vrai.

7) Ah, au fait, la sécurité publique, c'est toujours pour ta gueule, même si tu n'as plus trop le temps.

Corrigé par Thomas




(Sources: Le Figaro, Le blog des Décodeurs, NouvelOb.com, France Info, Le Figaro)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article