Ségolène Royal : "Et taxer les pauvres, c'est le miracle ?"

Publié le par Gérard

C'est la Ségolène Royal des grands soirs qui est intervenue lors du "A vous de juger", spécial retraites, hier.

 

On comprend que François Fillon ait exigé et obtenu de ne surtout pas avoir de débat, lorsque l'on a entendu Ségolène Royal. Elle l'aurait laminé.

La présidente de la région Poitou-Charente a été impériale. Pratiquement sans note, sauf sur les maladies professionnelles, ce qui se conçoit, elle a tenu la dragée haute à ses contradicteurs.

 

Oui, ses contradicteurs. Hier soir, Arlette Chabot dont on n'attendais pas moins et Jean Boissonat ont bien tenu le rôle de représentants d'un gouvernement qui est regrettablement parti avant que Ségolène Royal n'arrive. Un joli moment de mépris qui n'étonnera, au fond, personne.

 

Et donc, tout en notant le silence du Medef, dont c'est finalement la réforme, elle a martelé ses arguments, en dépit d'innombrables interruptions. Interruptions, dont on ne s'étonnera pas davantage qu'elles n'aient pas eu lieu lors de l'assommant monologue du Fillon.

Insistant sur "la liberté de partir à 60 ans", elle a assuré que si la gauche revenait au pouvoir, elle abolirait les dispositions que le gouvernement s'apprête à faire avaliser par le parlement.

 

Revenant sur la contre-réforme proposée depuis le début de l'année par le parti socialiste, elle a indiqué qu'il convenait de cesser d'épargner "ceux qui se gavent" et de faire payer les ouvriers, les employés et les malades. Et que tout au contraire, il faut faire cotiser tous ces revenus qui en sont exemptés par la droite : stock-options, retraites chapeau, intéressement, etc.

 

"C'est à nous, les retraites", s'est-elle exclamé, affirmant que la gauche organisera un référendum sur ce sujet. Lorsque Arlette Chabot a cru bon de lancer "et taxer les riches, c'est le miracle ?", la réponse a fusé, assortie d'un sourire assassin "et taxer les pauvres, c'est le miracle ?"

 

Insistant sur le fait que le réel projet du gouvernement est de faire passer les fonds de pension afin que les assurances privées récupèrent la majorité du "pactole", elle a réaffirmé l'importance du "partage des richesses". Elle a même évoqué à ce propos une anecdote lors du dernier conseil des ministres de gauche, en 1993, lorsque François Mitterrand leur a dit que la seule ambition de la droite serait de mettre à mal la retraite à 60 ans.

 

Et justement, dénonçant les réformes des retraites précédemment votées par la droite, elle a rappellé qu'elles avaient conduit à une réduction de 20% du montant des retraites effectivement versées.

 

Enfin donc, pour Ségolène Royal, la volonté du gouvernement est de faire payer les plus pauvres pour que les privilégiés soient épargnés, puisque le capital n'aura pas à cotiser. Elle l'a dit, "pour les Français, c'est insupportable. Nous allons nous battre le dos au mur".

Et après, il y en aura pour dire que la gauche et la droite, c'est la même chose...

 

Et vous qu'avez-vous pensé de Ségolène Royal ?

Publié dans Ségolène Royal

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ema2100 10/09/2010 18:26



Bonsoir,


Faut qu'elle sauve ce pays en 2012 !,


mais c'est pas gagné...le combat politique


sera difficile ...


Bon blog et bon week end .
Ema2100 / Web3u2free .



Gérard 10/09/2010 23:14



je l'ai écoutée je le voudrais mais le PS ne sera jamais d'accord et pourtant il faut le virer ce pauv'con Bises EMA