Pour Eva Joly, Philippe Courroye est "un procureur aux ordres"

Publié le par Gérard

 

Selon l'ancienne juge d'instruction, la position du procureur de Nanterre "va fournir des arguments à ceux qui voudraient annuler la procédure".

 

Dans une interview au Monde datée de vendredi 16 juillet, l'eurodéputée

Eva Joly affirme que le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, chargée de l'affaire Bettencourt, est un "procureur aux ordres".

 

Selon l'ancienne juge d'instruction au pôle financier de Paris,

Philippe Courroye "n'est pas l'homme de la situation, c'est un procureur aux ordres, et sa position va même fournir des arguments à ceux qui voudraient annuler la procédure".

 

Eva Joly estime que le procureur a multiplié les erreurs, notamment sur le cadre

procédural : "quand il frappe à la porte de Patrice le Maistre (le gestionnaire de la

 fortune de Liliane Bettencourt, ndlr), c'est sur le mode

'acceptez-vous que l'on perquisitionne chez vous ?'.

Impossible de surprendre quelqu'un dans ces conditions".

 

"Il faut des méthodes coercitives. Il ne sert pas l'intérêt de la justice, il a été

placé à ce poste en raison de ses failles psychologiques, et aussi parce que l'on a

 prise sur lui", affirme-t-elle.


 

"Une opération de blanchiment vis-à-vis de l'opinion publique"

Interrogée sur le fait que le procureur de Nanterre ne saisisse pas un juge d'instruction,

Eva Joly avance l'idée que Philippe Courroye est lui-même "au cœur d'un conflit d'intérêt". "Il est cité dans les enregistrements clandestins, et c'est lui qui classé

l'enquête pour abus de faiblesse visant l'entourage" de l'héritière de L'Oréal, dit-elle.

 

Eva Joly estime en outre que les trois enquêtes préliminaires lancées par Philippe Courroye sont "une opération de blanchiment vis-à-vis de l'opinion publique, ces enquêtes ne sont

 que des contre-feux, elles ne peuvent aboutir".

L'ancienne magistrate souligne en revanche qu'il y a des questions qui restent en suspens, notamment sur l'origine des fonds Bettencourt en Suisse.


 

Elle réclame une "vraie enquête"

Quant au rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) affirmant que Eric Woerth n'est pas intervenu dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt lorsqu'il était ministre du Budget (2007-mars 2010), Eva Joly juge que "c'est la peau d'âne d'Eric Woerth". "L'IGF travaille sous les ordres du ministre, son rôle n'est pas de vérifier ses actions !". "

Seule une vraie enquête judiciaire pourra blanchir Eric Woerth", selon elle.

 

L'eurodéputée affirme également que Philippe Courroye est "trop orgueilleux

et vaniteux désormais, il semble souffrir du même syndrome que Nicolas Sarkozy :

celui de la toute-puissance et de l'impunité".

 

Déjà accusé par l'opposition et des par des syndicats de magistrats d'avoir une approche partiale, Philippe Courroye avait assuré le 12 juillet dernier dans Le Monde que "l'enquête serait menée, comme d'habitude dans un souci de rigueur procédurale, de respect des

droits et pour faire jaillir la vérité. Il avait également ajouté être "indifférent et habitué"

 aux critiques", soulignant "je n'ai pas à me justifier, ni à me défendre".

 

(Nouvelobs.com)

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Gérard 16/07/2010 03:56



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