Les réactions à la mort de Bernard Giraudeau ..

Publié le par Gérard

 

Voici les principales réactions, après l'annonce du décès du comédien Bernard Giraudeau, samedi 17 juillet, à l'âge de 63 ans.

 

LES POLITIQUES

Sur le même sujet

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF : "La nouvelle de la disparition de Bernard Giraudeau me peine profondément. Un homme qui aimait tant et tout à la fois, la littérature, le théâtre, l'amour, l'Afrique, le voyage ne pouvait être qu'un humaniste. Son combat digne contre la maladie l'a montré."

"Nous perdons un artiste qui s'est battu en tout domaine, en amoureux de la vie. Je tiens à apporter mon soutien à sa famille, ses ami-e-s et ses proches dans cette épreuve." (communiqué, samedi 17 juillet)

Le Mouvement Populaire (UMP) : "C'est avec une grande émotion et une profonde tristesse que le Mouvement populaire a appris le décès de Bernard Giraudeau."

"Ancien de la Marine Nationale, il était un artiste complet et accompli (...) Accessible et généreux, l'adhésion du public ne lui aura jamais fait défaut. Il aura également été un acteur courageux face à la maladie qui l'a emporté, et sa disparition laisse aujourd'hui un grand vide au sein des familles françaises du cinéma, du théâtre et de la littérature." (communiqué, samedi 17 juillet)

Martine Aubry, Première secrétaire du PS : "Bernard Giraudeau était un très grand acteur, combatif et fragile, ouvert aux autres et empreint d'une grande pudeur. Sa disparition laissera un grand vide."

"Il a contribué à faire évoluer le regard de notre société sur le cancer, ce dernier combat qu'il a mené avec une dignité et un courage exemplaires, sans jamais se départir de son sourire enchanteur."

"En parrainant -la maison du cancer-, cette formidable initiative pour aider les malades à vivre avec le cancer, il a engagé une réflexion collective sur la santé publique et alerté sur le manque de moyens des hôpitaux en France." (communiqué, samedi 17 juillet)

François Fillon, Premier ministre : "J'ai appris avec tristesse sa disparition, il était un artiste populaire au sens le plus élevé du terme. Il était aimé des Français, savait parler à tous les publics, excellait aussi bien dans le métier d'acteur que dans la réalisation cinématographique ou l'écriture."

"C'était un être intelligent et profond qui n'a jamais cédé au cours de sa carrière à la facilité d'une image charmeuse. Au contraire, c'était un travailleur, un découvreur, dont l'oeuvre plaisante ou exigeante restera inscrite au livre d'or des talents français." (communiqué, samedi 17 juillet)

Nicolas Sarkozy, président de la République : "Acteur de cinéma de première importance, il a joué au cours de plus de 40 années de carrière, avec les plus grands réalisateurs français. Il avait su être présent avec autant de talent et d'élégance au cinéma, à la télévision que sur les planches."

"Alors qu'il se battait depuis des années courageusement contre le cancer, par passion du théâtre, il avait accepté de présider l'année dernière, la 23ème nuit des Molières. Il n'avait pas hésité à se consacrer avec beaucoup de générosité a aider les personnes atteinte de cette maladie. Avec lui, disparaît un homme attachant et populaire aux multiples facettes artistiques qui avait aussi comme passion l'amour de la mer." (communiqué, samedi 17 juillet)

Jack Lang, député PS, ex-ministre de la Culture,  : "La disparition de Bernard Giraudeau me peine profondément. Acteur puissant et doué d'une vive intelligence, il a incarné avec éclat certains des plus beaux rôles du cinéma et du théâtre. Il était un ami incomparable. Je n'oublie pas qu'il a été aux côtés de François Mitterrand pour lutter contre la commercialisation de la télévision et de la culture".

"On est frappé aussi par le courage dont il a fait preuve tout au long des années en affrontant la maladie qui le rongeait. Son engagement auprès des chercheurs et des malades a forcé l'admiration de tous. Bernard Giraudeau était dans tous les sens du mot, un homme de lumière" (communiqué, samedi 17 juillet).

Bertrand Delanoë, maire PS de Paris : "Bernard Giraudeau était aussi un écrivain remarquable, avec un style qui n'appartenait qu'à lui. Son dernier livre +Cher amour+, paru en 2009, demeure une leçon d'humanité et de vie".

"Atteint, depuis plusieurs années, d'un cancer, Bernard Giraudeau, par ses témoignages pleins de courage et de pudeur, a contribué à faire évoluer le regard de notre société sur cette maladie qui a fini par l'emporter.

"A sa famille, à ses enfants, à tous les siens, je veux, au nom de Paris, témoigner ma tristesse et mon amitié" (communiqué, samedi 17 juillet).

Frédéric Miterrand, ministre de la Culture et de la Communication : Le ministre a salué un "grand comédien et un homme de coeur et de caractère, qui a combattu sa maladie avec un courage vraiment admirable."

Ségolène Royal, PS : Elle a rendu "hommage à Bernard Giraudeau, cet explorateur du monde et de la vie, cet artiste brillant, comédien, cinéaste, écrivain. Homme de gauche, né à La Rochelle, épris de fraternité, de justice et de non violence, il voulait ne pas 'combattre' son cancer mais 'l'apprivoiser' et l'appelait son 'nouveau bateau'. Il s'agissait pour lui d'un parcours initiatique qu'il partagea avec ceux atteints du même mal. Ce fut sa dernière traversée: digne, généreuse et exemplaire", (communiqué, samedi 17 juillet)

  

LE MONDE DU CINEMA ET DE LA TELEVISION

Anny Duperey, actrice et ex-femme de Bernard Giraudeau : "Ce cancer qui lui est arrivé voilà une dizaine d'années maintenant, il s'en est servi pour faire vraiment une ouverture aux autres, une ouverture vers la douceur, vers la tendresse, d'une manière extraordinaire. Il l'avait dit quelques fois, que cette maladie lui avait ouvert les yeux."

"Je crois qu'il aurait aimé remonter sur scène. Il avait commencé à créer Richard III et il a eu une recrudescence de cancer, il a été obligé d'arrêter. Je pense que s'il y a un regret à avoir sur sa carrière, c'est qu'il aurait pu, à l'âge qu'il avait, au théâtre, donner son meilleur dans des grands rôles qu'il n'a pas eu le temps de jouer. C'étaient des grands rôles comme ça qui étaient à sa mesure, des rôles de lion. C'était un lion, Bernard, voilà." (sur RTL)

Pierre Arditi, acteur : "C'est un ami très cher qui vient de partir. Un homme profond, ce que l'on appelle un homme avec une grande fragilité. Il s'est battu comme un héros qu'il était. Il était exactement ce que nous devrions tous être." (sur BFM TV)

Alexandre Arcady, qui l'avait dirigé dans "Le grand pardon" (1982) : "On savait qu'il en avait assez de se battre contre sa maladie et je crois que c'est avec sérénité, si je puis dire, qu'il avait décidé de jeter l'éponge" (sur RTL). "Il était lumineux. C'était la belle gueule du cinéma français. On avait envie de le filmer. Il y avait une espèce d'éclat dans son regard, dans sa façon de jouer. C'était très agréable pour un metteur en scène de filmer Giraudeau" (sur TF1).

Michel Drucker, animateur : "Je l'ai vu il y a quelques jours, il était une ombre, évidemment, il était d'une minceur impressionnante, mais il y avait son regard: cette force du regard, ce regard bleu, ce regard impressionnant qui a fait de lui cet acteur qu'on n'oubliera jamais. C'est un homme épatant, un homme en acier qui s'est battu jusqu'au bout." "Il y a quelques jours il m'a dit 'Tu vois, je rentre au port, comme La Jeanne d'Arc', les hasards de la vie font que le navire-école porte-hélicoptère Jeanne d'Arc a pris sa retraite il y a quelques jours, il est rentré au port après 50 ans de bons et loyaux services. Il m'a dit 'Tu vois, on rentre au port tous les deux, la boucle est bouclée' " (sur Europe 1)

Robin Renucci, acteur : "C'était un acteur d'une grande force qui aura nourri le cinéma, le théâtre, la télévision. Il a commencé dans ce désir de voyage et d'inconnu. Jusqu'au bout, il était en quête d'absolu. C'est un immense chagrin. On gardera de lui son immense sourire, le bleu de ses yeux aussi bleus que les étendues marines de sa jeunesse " (sur TF1).


 

AUTRES 

Gérard Pont, directeur du festival Les Francofolies de la Rochelle depuis 2004 : "Nous avons une pensée immédiate, très émue pour Bernard Giraudeau, un enfant de La Rochelle, qui avait participé à la première édition des Francofolies en 1985 aux côtés de Jean-Louis Foulquier, leur fondateur. Mais le spectacle 'must go on'. Bernard était un ami de La Rochelle, mon ami...Il avait donné sa dernière prestation dans "Richard III" au théâtre de La Coursive il y a quatre ans (sept dates et deux à Angers). Il était rentré en lui-même depuis quelques temps... Cela nous rappelle que chaque nouveau jour n'est qu'un sursis de plus pour la vie dont il faut profiter". Il a terminé son hommage en parlant de "ce grand homme". (Conférence de presse, samedi 17 juillet)

Pierre Lescure, président des Molières : "Dans son métier comme dans sa vie d'homme, l'acteur Bernard Giraudeau, décédé samedi à l'âge de 63 ans, aura été "exemplaire". Bernard Giraudeau a si longtemps et si vaillamment, élégamment, repoussé l'échéance qu'on avait fini par croire qu'il allait l'emporter sur le mal. Hélas, non ! Evidemment, non. Son merveilleux regard, sa rigueur, son si grand talent au théâtre, au cinéma, devant et derrière la caméra et son talent d'écriture aussi, tout nous revient et ne nous quittera plus. Dans son métier comme dans sa vie d'homme, Bernard Giraudeau aura été exemplaire." (communiqué, samedi 17 juillet)

Commenter cet article

petibon 19/07/2010 17:21



bonjour gerard nous disons a  bernard un tres grand merci  cordialement domi dany



Gérard 20/07/2010 02:52



je vous rejoins tous les deux Cordialement Dany et Domi