Les Cent Jours.

Publié le par Gérard

 

"Bonjour, Je me permets de réagir à l'émission Historiquement show de Michel Field qui a été diffusée ce dimanche 2 mai sur la chaîne Histoire. J'ai beaucoup de respect pour Thierry Lentz, dont j'ai apprécié l'histoire du Consulat et suis en train de lire sa Nouvelle histoire du Premier Empire. J'ai écouté avec une grande attention hier le débat sur son dernier tome consacré aux Cents jours. Je regrette que différentes opinions n'aient pas pu s'exprimer sur cet épisode important de notre histoire. Entendre dire de la part du directeur de la Fondation Napoléon que le Congrès de Vienne, je cite, a fait "un travail extraordinaire", a apporté "50 ans de paix" à l'Europe, qu'il n'y aurait pas eu grâce à ce congrès de grandes déflagrations pendant un siècle sur notre continent, hommage vibrant aux Talleyrand et autres Metternich, voilà une appréciation qui aurait mérité un vrai débat. L'intégration de la Vénétie et de la Lombardie dans l'Empire autrichien, la mise sous tutelle russe du Grand-duché de Pologne ou le rattachement de la la partie francophone de l'actuelle Belgique au royaume des Pays-Bas, ne sont que quelques exemples d'un partage arbitraire de l'Europe, partage porteur de conflits futurs. L'écrasement des patriotes polonais en 1830, la guerre entre pièmontais puis franco-pièmontais et autrichiens...sans parler des futures tensions au sein de l'Empire autrichien - véritable prison des peuples - et la première guerre mondiale, ce ne sont pas des détails de l'histoire ! Pourquoi, sous couvert de remettre en cause certains "mythes", en venir à un tel révisionisme historique? Le congrès de Vienne ne fût pas plus vertueux que celui de Versailles ou la conférence de Yalta également synonymes d'oppression et de conflits ! Merci pour votre attention, Bien à vous, Franck Lassenave"

Le traité de Paris du 20 novembre 1815 sanctionne le retour de Napoléon de l'île d'Elbe et sa défaite à Waterloo.

Du premier traité aux Cent Jours

L'année précédente, après l'abdication de Napoléon 1er, les vainqueurs avaient permis à la France de conserver ses frontières de 1792 par le premier traité de Paris.

Les Français ayant restauré la monarchie, le vieux roi Louis XVIII se montre prêt à tous les arrangements et instaure un gouvernement constitutionnel. Cependant, sur l'île d'Elbe dont il est devenu le prince, Napoléon s'ennuie. Le 1er mars 1815, il débarque par surprise à Golfe-Juan avec 900 grenadiers et profite du mécontentement latent pour s'emparer du pouvoir.

Cette escapade dure à peine cent jours avant de s'achever à Waterloo par une défaite définitive.

Des vainqueurs moins accommodants

Tremblants de frayeur rétrospective, les Alliés se montrent beaucoup plus durs dans la renégociation du traité avec la France. Celle-ci perd des terres qui étaient siennes depuis longtemps. Notamment le duché de Bouillon, Philippeville, Marienbourg, Sarrelouis et Sarrebrück, Landau, le pays de Gex et la Savoie. Elle doit aussi payer une indemnité de 700 millions de francs et subir l'occupation étrangère pendant trois ans.

Le gouvernement de Louis XVIII applique néanmoins à la lettre les termes du traité, ce qui lui vaut de réintégrer le concert des nations européennes trois ans plus tard. Quant à l'empereur déchu, il échange la principauté tranquille de l'île d'Elbe contre la prison lugubre de Sainte-Hélène.

Guidés par l'école romantique, les Français se consolent en exaltant le souvenir de la Révolution et de l'Empire.

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LADY MARIANNE 19/07/2010 16:30



comme toujours des arrangements - la Franc était plus vaste avant !!
mais bon comme c'est la cata on est encore trop!!
hommage à tous les soldats morts dans de terribles conditions sous NAPOLEON
tous les petits hommes par la taille veulent être des grands de ce monde !
à méditer !!
bisous   lady marianne



Gérard 20/07/2010 03:00



je vois que tu sais à qui méditer tous ces grand petitis cela me rappelle quelqu'un qui nous mène droit dans le mur