Les Bleus doivent apprendre à gagner petit en Bosnie-Herzégovine

Publié le par Gérard

Laurent Blanc pose avec ses joueurs pour la photo officielle, le 31 août à Clairefontaine.
AP/Francois Mori
Laurent Blanc pose avec ses joueurs pour la photo officielle, le 31 août à Clairefontaine.

 

En acceptant le rôle de maitre d'œuvre de la reconstruction de l'équipe de France, Laurent Blanc savait que la tâche serait des plus ardues. Il savait que le chantier était titanesque, il savait que ses joueurs seraient en manque de repères, il savait que le temps lui manquerait. Ce qu'il ne pouvait imaginer, c'est que les Bleus entameraient leurs éliminatoires de l'Euro 2012 par une terrible défaite contre la Biélorussie (0-1), vendredi au Stade de France.

 

MUSCLER LES LIGNES

Sur le terrain, Blanc s'attelle donc à créer un bloc. Ainsi, chose que l'on ne voyait jamais avec Raymond Domenech, le Cévenol a lui-même fait travailler, spécifiquement, pendant une bonne vingtaine de minutes, les quatre joueurs de sa ligne arrière (Sagna, Mexès, Rami, Clichy) lors de l'entraînement de lundi à Sarajevo. Blanc avait été plus que déçu de la façon dont les Bleus avaient encaissé le but des Biélorusses vendredi. "Je pense que quand je vais regarder les images, je vais avoir mal à la tête", avait-il dit tout de suite après le match au sujet de cette erreur de défense.

 

Au milieu, même recette : on bétonne. Le sélectionneur devrait mettre en place un milieu à trois récupérateurs, abandonnant à la fois son losange avec meneur de jeu ou ses milieux offensifs excentrés pour un 4-3-3 à fort impact physique. "La Bosnie est l'équipe la plus solide du groupe, je crois, a-t-il déclaré. On ne peut pas se permettre de dire : on va faire le jeu. On va essayer d'être solides, serrés." Alou Diarra revient à la récupération, avec Diaby et Mvila, pour imposer à nouveau une certaine puissance. "Si je dis qu'Alou Diarra ne sert pas à muscler le milieu de terrain, vous allez me prendre pour un fou...", a ainsi concédé le sélectionneur.

 

Ce qui serait bien malvenu au moment où le travail de Blanc se joue aussi au niveau psychologique. Pour que le mur bleu tienne, l'esprit de corps doit être irréprochable, et les doutes laissés aux vestiaires. "On est là pour faire prendre confiance [aux joueurs]. C'est ça le gros problème", a précisé Blanc. "On s'efforce de leur faire prendre conscience qu'ils ont des qualités et qu'ils peuvent faire une bonne équipe." Face à l'armada offensive de la Bosnie-Herzégovine, soutenue par quelque 30 000 supporters en folie dans le stade de Sarajevo, les petits Bleus auront tout intérêt à en être intimement convaincus.

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