Le Pakistan sous la menace d'une crise sanitaire.

Publié le par Gérard

Un camp de déplacés après les inondations au Pakistan.
AFP/BEHROUZ MEHRI
Un camp de déplacés après les inondations au Pakistan.

La crainte d'une catastrophe sanitaire s'amplifie au Pakistan. Une grande partie des victimes des pires inondations que le pays ait connues depuis quatre-vingts ans restent hors d'atteinte des secours, et les pluies diluviennes sont revenues, mardi 3 août, après deux jours de pause.

"Certains villages sont totalement coupés du monde et les conditions météo empêchent les hélicoptères de voler dans certaines régions", explique Christian Cardon, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), présent sur le terrain au côté du

Croissant-Rouge.

 

Le bilan ne cesse d'être revu à la hausse. Les crues et coulées de boue provoquées par un début de mousson exceptionnellement fort ont fait quelque 1 500 morts dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, au nord-ouest du pays, une région agricole très pauvre, déjà durement frappée par la guerre contre les talibans.

Selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), quelque 3,2 millions de personnes seraient affectées par ces intempéries, parmi lesquelles 1,4 million d'enfants. Près de 130 000 habitations ont été détruites ou endommagées. "Des villages entiers ont été emportés ; les paysans ont perdu la totalité de leur récolte, de leur bétail, de leur matériel ; la population a un besoin urgent de tentes, de nourriture et d'outils de cuisine", détaille M. Cardon. D'après le Programme alimentaire mondial, qui estime à près d'un million le nombre de personnes sans abri ou temporairement déplacées, 1,8 million de sinistrés auront besoin de rations alimentaires dans le mois à venir.

 

Alors que les réserves d'eau des villageois ont été inondées par les crues boueuses, "fournir de l'eau potable et une aide sanitaire est une priorité absolue si nous voulons éviter une catastrophe sanitaire", a prévenu Ateeb Siddiqui, directeur des opérations du Croissant-Rouge pakistanais. La dysenterie a commencé à faire des ravages et des cas de choléra ont été signalés par les autorités. Les équipes du CICR et du Croissant-Rouge ont commencé, mercredi matin, une évaluation des besoins en eau et en soins médicaux. "Des centaines de personnes blessées lors de ces inondations attendent d'être soignées", souligne une porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé, Fadela Chaïb.

 

L'acheminement de l'aide est compliqué par la destruction massive des routes et des ponts dans cette zone montagneuse. Le gouvernement pakistanais a assuré que les secouristes et l'armée faisaient tout leur possible pour atteindre les zones les plus touchées, sans parvenir à calmer la colère des survivants face à la lenteur et à la désorganisation des secours. Alors que le président pakistanais, Asif Ali Zardari, reçu lundi à Paris par Nicolas Sarkozy, est attendu mercredi à Londres où il doit rencontrer le premier ministre britannique, David Cameron, plusieurs centaines de sinistrés ont manifesté, lundi et mardi à Peshawar, aux cris de "Faites nous parvenir de l'aide étrangère" ou "Mort au gouvernement corrompu".

 

 

 

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ema2100 11/08/2010 18:19



 Y a pas à dire ils en bavent las-bas...les taliban ,la dictature,


la misère, les catastrophes ....


Salut et bon blog !.


 


ema2100.



Gérard 12/08/2010 19:09



La misère elle est partout et là bas c'est encore pire que le pire Quand je vois toustes les dorures qui sont au Vatican quand je l'ai visité C'est pas possible de voir cel Bises EMA