La gâterie de Sarkozy devant le TGI de Paris

Publié le par Gérard

Un livre à clés avait narré une relation entre l'ancien président et une ex-députée. En toute discrétion, une élue UMP a déposé plainte.

 
Abonnez-vous au
Nouvel Observateur

Marie-Josée Roig et Nicolas Sarkozy, le 18 novembre 2011 à Avignon (JEAN-PAUL PELISSIER / AFP)

Marie-Josée Roig et Nicolas Sarkozy, le 18 novembre 2011 à Avignon (JEAN-PAUL PELISSIER / AFP)
Sur le même sujet

L'anecdote avait fait du bruit et contribué au succès en librairie de l'ouvrage, écoulé à plus de 60.000 exemplaires. A la page 100 de sa fable à clés "le Monarque, son fils, son fief", publié en juin aux Editions du Moment, Marie-Célie Guillaume, alors directrice de cabinet de Patrick Devedjian au conseil général des Hauts-de-Seine, narre une scène entre deux personnages prétendument fictifs.

 

L'un est le Monarque, empruntant tous les traits de Nicolas Sarkozy ; l'autre une certaine Madame de P., dont la véritable identité est pour beaucoup un mystère. Dans son bureau, le Monarque supplie Madame de P. :

Sois gentille... Tu vois bien que j'ai besoin de me détendre ! Allez, c'est pas grand-chose..."

 

Laquelle finit par lui accorder la gâterie réclamée. Les médias en font leurs choux gras. Les mêmes vont pouvoir s'en donner à coeur joie, puisqu'une élue UMP vient de lever le doigt. Députée jusqu'en juin dernier et toujours maire d'Avignon, Marie-Josée Roig a déposé plainte en toute discrétion le 27 août dernier, contre l'auteur et l'éditeur, pour diffamation.

 

Si elle nie les faits, elle dit s'être reconnue dans plusieurs éléments de la description : "professeur agrégée et philosophe", "maire d'une ville de 150.000 habitants aux magnifiques remparts classés monument historique", sans compter "le musée d'histoire médiévale qu'elle veut implanter chez elle dans le somptueux château du Moyen Age".

 

Nombre de détails ne sont pas concordants - Avignon ne compte que 90.000 habitants et possède depuis longtemps son Musée du Petit Palais - mais Roig n'en a cure. Elle attend de pied ferme l'auteur comme l'éditeur devant la 17e chambre du TGI de Paris.

Commenter cet article