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La Cour suprême mexicaine décide la libération immédiate de Florence Cassez

Publié le par Gérard

Florence Cassez dans sa prison de Mexico (Mexique), le 22 janvier 2008.

Florence Cassez dans sa prison de Mexico (Mexique), le 22 janvier 2008.

(RONALDO SCHEMIDT / AFP)
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La Cour suprême du Mexique s'est prononcée, mercredi 23 janvier, en faveur de la  libération de la Française Florence Cassez, condamnée en appel en mars 2009 à soixante ans de prison pour enlèvements. Emprisonnée depuis 2005, la Française a toujours clamé son innocence.

Trois juges sur cinq de la première chambre de la Cour, appelée à se prononcer sur une proposition de la juge Olga Sanchez Cordero, ont voté en faveur de sa libération immédiate. La décision des magistrats est motivée par de graves irrégularités constatées dans la procédure.

 

Une arrestation mise en scène

Première d'entre elles : l'arrestation de la Française par la police fédérale, le 9 décembre 2005. La télévision mexicaine avait alors diffusé, prétendument "en direct", l'arrestation de la Française et de son ancien compagnon, Israel Vallarta, et la libération de trois otages dans le ranch de ce dernier. Un coup d'éclat destiné, pour la police mexicaine, à montrer son efficacité alors que la criminalité galopante est un sujet de préoccupation majeur dans le pays.

 

 

 

Mais cette arrestation n'était en réalité qu'une mise en scène montée à l'attention des médias : Florence Cassez et Israel Vallarta ont été arrêtés la veille alors qu'ils circulaient sur une autoroute non loin de Mexico. Les autorités mexicaines ont reconnu le montage trois mois plus tard, sans toutefois remettre en cause la culpabilité de la Française. Les journalistes mexicains concernés, eux, n'ont exprimé leurs regrets que sept ans plus tard, quelques jours avant la décision de la Cour suprême.

 

Des témoignages changeants

Autres éléments problématiques pointés du doigt par la juge : les témoignages qui ont accablé Florence Cassez pendant son procès. Si Israel Vallarta, qui a reconnu sa culpabilité, a toujours nié l'implication de son ex-compagne, cette dernière a pâti des témoignages accablants des otages pendant son procès.

 

Problème : le témoignage d'au moins deux d'entre eux a changé au cours du temps, et ils n'ont mentionné la Française que deux mois après son arrestation. D'autres, dont un membre du gang de ravisseurs, David Orozco, ont expliqué avoir accusé la Française sous la torture de policiers mexicains, comme le raconte notamment L'Express.

 

La Cour suprême s'était déjà appuyée sur ces irrégularités pour examiner une éventuelle annulation en mars 2012, mais l'issue avait alors été défavorable à la Française.

 

Francetv info avec AFP

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