"La belle Sinclair et la bête DSK", ou la caricature américaine de la femme française

Publié le par Gérard

Anne Sinclair et Dominique Strauss-Kahn, le 28 juin 2006, à Paris.

Anne Sinclair et Dominique Strauss-Kahn, le 28 juin 2006, à Paris. | MAXPPP

 

Joan Juliet Buck a rédigé récemment sur Newsweek un article décapant avec en toile de fond le couple Strauss-Kahn - Sinclair. Le titre de son texte ("La belle Sinclair et la bête DSK") est déjà assez révélateur de la suite, le mâle Français en prend pour sa virilité bestiale.


En fait pour la journaliste Américaine, l'affaire DSK et surtout le comportement de sa femme n'est qu'un prétexte pour donner aux lecteurs une image machiste de la société française où la femme serait toujours considérée comme une citoyenne de seconde zone.

S'il est exact d'affirmer que des inégalités persistent entre hommes et femmes, notamment au niveau des salaires et des retraites, aller jusqu'à dire qu'en France les femmes couchent avec leur patron pour conserver leur emploi n'est pas une généralité, en tout cas pas plus qu'aux Etats-Unis.

En passant, la rédactrice de ce billet égratigne aussi ses consoeurs journalistes françaises, pour qui d'après elle, séduire un homme politique est l'épingler sur son tableau de chasse est un sport national. Il est vrai que de l'autre côté de l'Atlantique les hommes politiques préfèrent peut-être les actrices de cinéma ou les stagiaires de la Maison Blanche.

Mais pour Mme Juliet Buck, une des raisons qui démontre l'archaïsme de notre pays par rapport au modernisme étatsunien, serait qu'en France le droit de vote par exemple n'ait été accordé aux femmes seulement en 1944, alors que dans le pays de l'oncle Sam c'est en 1920 que la femme a reçu le droit de s'exprimer. Heureusement que cette dame ne sait pas qu'en France d'après une loi d'ailleurs tombée en désuétude, les femmes n'ont toujours pas le droit de porter un pantalon !

Donc pour expliquer l'apparente indifférence d'Anne Sinclair devant les tromperies répétées de son "coureur de jupons" de mari. La Chroniqueuse de Newsweek évoque une coutume ancienne qui était le droit de cuissage et le dépucelage des jeunes filles vierges. Une pratique du temps passé qui aurait laissé des traces dans les esprits et que les nouveaux seigneurs d'aujourd'hui, que sont les hommes d'affaires et les décideurs politiques, pratiqueraient toujours, avec l'accord tacite de leur femme, comme si abuser d'une femme du peuple n'avait pas d'importance. 

Pour terminer cette peinture naïve sur la société française il ne manquait plus que la baguette de pain, le béret et le litre de vin rouge.

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