Henri Guaino explose en direct : lui aussi mis en examen ?

Publié le par Gérard

 


Invité de Bruce Toussaint ce vendredi matin sur Europe 1, Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a complètement craqué. Furieux de la décision du juge Gentil de mettre l’ancien Président en examen pour abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt, il le fait savoir :

« Je trouve que cette décision est irresponsable. [...]

Je conteste la façon dont il [le juge Gentil, ndlr] fait son travail, je la trouve indigne, je le dis. Je trouve qu’il a déshonoré un homme, il a déshonoré les institutions, il a aussi déshonoré la justice. »

Il qualifie l’accusation d’abus de faiblesse tour à tour de « grotesque », d’« accusation insupportable », d’« invraisemblable » et « d’intolérable » et appelle le juge à venir « s’expliquer publiquement » des « fondements, faits précis, concrets et irréfutables » qui lui a permis une telle incrimination.

« Il devrait communiquer ses éléments à tous les Français. »

 

« Détruire, salir, abaisser la République »

Selon Henri Guaino, ce n’est pas le destin de Nicolas Sarkozy qui est en jeu – « enfin pas son destin personnel », il précise – mais celui de la France. Qualifiant, à plusieurs reprises, « d’extrêmement grave » la décision du juge, il l’accuse de « détruire, salir, abaisser la République ».

Certain de l’innocence de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino parle d’une « affaire montée de toutes pièces » :

« Aucun homme sensé dans ce pays ne peut penser un instant que Nicolas Sarkozy s’est livré sur cette vieille dame richissime à un abus de faiblesse. C’est absolument grotesque. »

Si, lui rappelle Bruce Toussaint : le juge Gentil et quelques journalistes qui ont enquêté sur l’affaire.

 

L’Union syndicale des magistrats veut porter plainte

L’Union syndicale des magistrats n’a pas franchement apprécié l’intervention de Henri Guaino – « les limites ont largement été franchies », estime Christophe Régnard, président du syndicat – et envisage de porter plainte.

« J’ai envie de dire à monsieur Guaino qu’il déshonore la République et qu’il déshonore les fonctions qu’il occupe de député. »

Il rappelle au passage au député le principe du secret de l’instruction.

Dans le même genre d’échange d’amabilités, Patrick Balkany a lancé un « je vous emmerde » à l’avocat de l’ancien majordome de Liliane Bettencourt, ce vendredi matin sur RMC.

Publié dans UMP FRONT NATIONAL

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