Discriminations : l'UMP et l'Elysée balayent les critiques de l'Onu .

Publié le par Gérard

Après le parti majoritaire, c'est le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, qui a montré le peu de crédits qu'il donnait au rapport des Nations-unies sur le traitement des discriminations en France.

Claude Guéant (AFP)
Claude Guéant (AFP)

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a affirmé vendredi 13 août que les critiques à l'ONU envers la France pour un "manque de volonté politique" face au racisme étaient "un montage pur et simple", car "elles émanent de personnes s'exprimant à titre individuel" et non de l'ONU. "C'est un montage pur et simple", a affirmé Claude Guéant. "L'ONU ne critique pas la France. Il y a un comité qui réfléchit et des personnes qui se sont exprimées à titre individuel. Le comité, lui, rendra son avis le 27 août".

 

Le Quai d'Orsay a de son côté regretté "l'utilisation partielle de certains passages de communiqués antérieurs de l'ONU dans les commentaires entendus ces derniers jours. Elle donne ainsi une présentation inexacte et parfois inversée de la réalité des débats qui ont eu lieu à Genève lors de l'audition de la délégation française", a-t-on affirmé au ministère des Affaires étrangères.

Le bras droit du président Nicolas Sarkozy a soutenu que "le rapporteur du comité a fait une proposition d'avis très laudative pour la France". En France, "on a un arsenal juridique qui n'a rien de raciste", a-t-il également affirmé.

 

La sécurité : "premier des droits de l'Homme"

Jeudi, des membres du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU (CERD) à Genève, ont vivement critiqué la France pour un "manque de volonté politique" face à une "recrudescence" des actes racistes. La question des Roms, dont plus de 40 camps illégaux ont été démantelés en quinze jours, a notamment été évoquée.

 

Le gouvernement français, par la voix de Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, avait répliqué jeudi en affirmant que les politiques menées par la France visaient à "garantir les libertés publiques" et le droit à la sécurité, "premier des droits de l'Homme".

 

Vendredi, le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, a vivement critiqué les experts CERD, en évoquant des "gens qui viennent de pays" ne respectant pas les droits de l'Homme et à "cent lieues des réalités". Ce comité, composé de 18 experts du monde entier, a dénoncé mercredi et jeudi un "manque de volonté politique" en France face à une "recrudescence" des actes racistes et xénophobes dans le pays, et ses membres ont critiqué les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy sur les Roms ou les gens du voyage.

 

Un comité de composition "suspecte"

Interrogé sur RTL, Dominique Paillé s'est dit "surpris par l'attitude de ce comité" et notamment "sa composition", "avec des gens qui viennent de pays qui ne respectent absolument pas les droits de l'Homme".

 

De son côté, le député UMP du Nord Christian Vanneste a estimé sur France Info que la "constitution même" de ce comité "le rend suspect": "tous les pays qui en font partie ne sont pas des exemples de démocratie vivante ni des exemples du respect des minorités: l'Algérie, la Russie, la Roumanie, qui traitent très mal les Roms chez eux - il faut voir dans quel état ils sont lorsqu'ils viennent chez nous". Le député a également évoqué le Pakistan et la Turquie.

 

"Ce comité se trompe, nous avons un pays qui respecte les principes démocratiques et républicains et les droits de l'Homme, c'est incontestable", a déclaré pour sa part Dominique Paillé. Selon le porte-parole adjoint de l'UMP, "il y a de la part de ce comité une obligation, c'est de mesurer au cours d'une période donnée les résultats, il ne peut pas se fonder sur des impressions". Il a ajouté que si la situation était si grave en France, il ne voit pas "pourquoi il y aurait tant de candidats à l'immigration". "Il y a d'une part ce qui est pointé du doigt par des experts qui sont à cent lieues des réalités et d'autre part la politique que nous menons qui est efficace et qui garantit les libertés", a-t-il conclu.

 

"Une des premières terres d'accueil pour les demandeurs d'asile"

La délégation française a présenté un rapport énumérant les mesures mises en place depuis son dernier examen devant le CERD en 2005, et annoncé le lancement très attendu d'un plan national de lutte contre le racisme. Cette annonce a été saluée par les 18 experts du comité.

Interrogé sur ce dispositif qui doit être présenté à l'automne, le Quai d'Orsay précisait vendredi que "c'est la décision du gouvernement d'engager, dès la rentrée, l'élaboration de ce plan, pour lequel aucune échéance n'avait été fixée initialement" qui a été annoncée devant le CERD.

 

Des réunions interministérielles organisées à la rentrée définiront le pilotage interministériel et les modalités précises retenues pour son élaboration, a-t-on précisé.

La délégation française a fait valoir à Genève que "la France était une des premières terres d'accueil pour les demandeurs d'asile", avec 35.520 demandes présentées en 2007 (second rang européen) et 8.781 statuts accordés (réfugié ou protection subsidiaire, soit 30 % d'augmentation), selon le ministère.

(Nouvelobs.com)

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LADY MARIANNE 15/08/2010 14:23



mon coup de gueulle du 15 août

j'en ai marre que tous les pays nous critiquent-- la suisse qui elle n'accepte pas les étrangers - n'a pas l'euro et ne fait pas partie de L'UE
L'ONU  --- qu'ils voient ailleurs c'est pire
la Chine pays de la censure - de répression - des naissances contrpmées - de la torture -google lol en Chine
la paix --- même si on est dans la mouise - pas besoin de nous enfoncer

bisous   Lady marianne



Gérard 15/08/2010 22:05



mon coup de gueule à mooi TOI tu ne vois même pas que ce sont les Français qui se servent des arguments des autres pays pour pouvoir faire entendre leur voix car dans ce pays on n'a plus le droit
de rien dire NON Mais Bises Lydie