Concurrence érotique pour Sarkozy

Publié le par Gérard

ECLATS DE CAMPAGNEEt aussi : Hollande félicité par... Luc Ferry; le FN veut laisser Mélenchon à «sa campagne de caniveau»; Larcher ne piquait pas du nez, il regardait son portable...

 

Par LIBÉRATION.FR

(Photo Laurent Troude)

 

Petites phrases et grandes envolées, incidents et anecdotes: retrouvez ici nos «éclats de campagne».

[Vendredi 10 février] «Chéri je vais soutenir Sarko cet après-midi», pourrait être l'une des meilleures excuses du 19 février pour aller au... salon de l'érotisme, qui se déroule le même week-end. En effet, l'UMP fait son premier «grand meeting de soutien» au futur-presque candidat à Marseille ce jour-là, au parc Chanot et il sera alors en concurrence avec des stands de sextoys et des strip tease.

Bon, le risque que les militants UMP se perdent et se retrouvent au mauvais endroit est faible. L'espace est vaste, 17 hectares, et la direction de la communication du Palais des congrès assure que les différents halls sont bien cloisonnés. Le salon de l'érotisme aura lieu dans le Palais de la Méditerranée, l'UMP, elle pour l'instant, a juste indiqué qu'elle avait réservé pour "une réunion publique". Si elle veut l'espace le plus grand, il lui faudra le Palais phocéen.

Pour ceux qui ne sont pas intéressés par la politique et le sexe, ils pourront se rendre le même jour au Salon des loisirs créatifs ou au salon piscine et jardin. Q.G.


Éducation : Hollande félicité par... Luc Ferry

[Vendredi 10 février] Soupir de Luc Ferry. Interrogé ce matin sur France Inter sur la politique éducative du candidat PS, qu’il a présentée jeudi à Orléans, l’ex-ministre de l’Education se dit «consterné». Non parce que le discours était mauvais mais, au contraire, car il a trouvé ça «très bien». «Je pense qu’il doit avoir des collaborateurs qui ont été proches de moi», ose Ferry, se félicitant que François Hollande revienne «sur ces imbécilités qu’ont été la suppression des stagiaires, la suppression des Rased et des heures du samedi matin».

Le philosophe admet douter de la création proposée par le socialiste de 60 000 postes dans l’éducation sur le quinquennat... mais la justifie immédiatement: «Si ça peut permettre au ministre de l’Education d’acheter la paix sociale pour faire des réformes, pas simplement pour arroser, mais si on en profite vraiment pour faire des réformes, ce n’est pas cher payé.» Et de saluer «le meilleur discours sur l ’éducation [qu’il a] entendu depuis dix ans». «Ce n’est pas désespérant, sauf quand on vient plutôt de la droite ce qui est mon cas», conclut un Luc Ferry «désolé que ce ne soit pas la droite» qui porte de telles propositions.

 

Pécresse : «Nous aurons un candidat bientôt»

[Vendredi 10 février] «Nous aurons un candidat bientôt», a déclaré la porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse sur Radio Classique/Public Sénat, ne voulant faire «aucun commentaire» sur la moindre date. «C'est le président de la République qui choisira le moment de son rendez-vous avec les Français», a-t-elle ajouté. «Je souhaite évidement que ce soit» Nicolas Sarkozy, a-t-elle encore indiqué.

 

[Jeudi 9 février] «L'annonce par Nicolas Sarkozy d'un référendum sur les droits des chômeurs est une idée pernicieuse qui montre à quel point le pouvoir est aux abois», a déploré François Bayrou lors d'un déplacement à Alençon, dans l'Orne. Réagissant aux propos que Nicolas Sarkozy a tenus dans le Figaro magazine, le candidat du Modem a ajouté : «C'est pernicieux, inacceptable, dangereux, indigne de ce que doit être un chef d'État.» Une charge reprise sur son compte Twitter.

«Cibler les chômeurs, en faire un sujet d'affrontement comme si les chômeurs étaient le problème et pas l'absence d'emplois, est une perte inacceptable de sens de responsabilité» a tancé le 3e homme de 2007, qui continue, malgré tout, à croire qu'il peut cette fois accéder à la finale. Selon lui, «la droite républicaine française et les modérés qui se réclament du centre ne peuvent soutenir plus longtemps une démarche politique qui fait courir de si grands risques à la société française et à l'unité du pays». Et Bayrou de marteler que  «ça contredit tout ce que le gaullisme a été», avant de se déclarer «certain que des gens marqués par le christianisme social ne peuvent accepter ça.» Qu'on ne dise plus au candidat centriste qu'il ménage Nicolas Sarkozy... 


Le FN veut laisser Mélenchon à «sa campagne de caniveau»

[Jeudi 9 février] Le directeur stratégique de la campagne de Marine Le Pen, Florian Philippot, a affirmé ce jeudi par communiqué que Jean-Luc Mélenchon, «mènera tout seul sa campagne de caniveau», l'accusant de «perdre ses nerfs un peu plus chaque jour, exaspéré par son incapacité à parler aux milieux populaires, aux ouvriers», catégories où Marine Le Pen séduit environ un tiers des électeurs. Cette réplique du FN intervient alors que, depuis plusieurs semaines, le candidat du Front de gauche s'est lancé dans une offensive contre Marine Le Pen pour affaiblir son image de candidate des catégories populaires. «Mme Le Pen, que vous êtes bête! Vous ne comprenez rien à la France», a encore lancé le tribun mercredi soir lors de son meeting à Montpellier. Et Philippot d'accuser Mélenchon d'oublier que «Nicolas Sarkozy et ses anciens amis du PS sont au pouvoir depuis trente ans» et de réserver «à la candidate patriote ses plus basses injures».

 

Larcher ne piquait pas du nez, il regardait son portable

[Jeudi 9 février] L’ancien président du Sénat, Gérard Larcher, (UMP), dont une image fugitive de France 2 avait pu laissé penser qu’il s’était endormi pendant un débat télévisé Fillon-Aubry, a assuré jeudi qu’il regardait ses messages sur l'écran de son portable. «Débat qui endort les Français», avait aussitôt commenté la twittosphère. Mais, a assuré l’élu des Yvelines sur LCI, «j’ai fait quelque chose de pas bien, j’ai regardé mon portable et je commentais en direct». «Je demande pardon et d’abord pardon au Premier ministre», a-t-il ajouté. AFP


Bercy loué le 24 février? L'UMP fait des cachotteries

[Mardi 8 février] L’entrée en piste de Nicolas Sarkozy se précise-t-elle du côté de Bercy? Interrogés sur la réservation, le 24 février par l’UMP, du Palais omnisports parisien –17000 places assises, 18000 debout–, Gérard Longuet et Brice Hortefeux n’ont pas démenti mais n’ont pas voulu se mouiller non plus. Le ministre de la Défense s’est contenté, sur I-télé, de relever la date: «Ça tombe bien, c’est mon anniversaire!» Quant à un annonce de candidature du président sortant ce jour-là, il a fait mine de ne rien savoir: «En tout cas, ce serait une belle fête pour moi.»


Interrogé sur le même sujet sur France Inter, Brice Hortefeux a simplement glissé que Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP, avait évoqué une prochaine «réunion importante d’élus locaux». Sur les intentions de Nicolas Sarkozy, dont il est proche, le vice-président du conseil national de l’UMP fait mystère: «Le calendrier se rapproche, par définition...». AFP


Prisma s'excuse pour un tacle anti-Sarkozy dans une grille TV

[Mardi 7 février] Le numéro en kiosque du magazine TV Télé 2 semaines est un collector. Une main anonyme a accolé au nom de Nicolas Sarkozy l'interpellation «dehors !» dans la grille des programmes, en regard de l'émission d'information «Françallemagne». Le crime de lèse-président a été repéré... mais après la commercialisation, ce qui a poussé Prisma Presse, éditeur du titre, à présenter mardi des excuses à ses lecteurs et au Président. «Prisma Presse dénonce l'acte de malveillance dont Télé 2 semaines (n° 212) a été la victime», a écrit la direction du groupe de presse dans un communiqué. Direction qui se réserve le droit «d'engager toute action, y compris judiciaire, contre le ou les auteurs de cet acte délictueux et contraire à la déontologie journalistique». AFP


En musique, «le changement...», c'est gnan-gnan

[lundi 6 février] Après le slogan et la petite choré en clip diffusée post meeting du Bourget, voici la chanson officielle pour les rassemblements du Parti socialiste.

 

Le titre est diffusé via le Net et les comptes Twitter de plusieurs hiérarques et militants socialistes depuis lundi. Une boucle facile (sorte de sous-Guetta), des paroles simples (sous-Okapi, telles que: "C’est maintenant, c’est maintenant que tout commence/ C’est maintenant, c’est maintenant qu’il faut agir/ C’est maintenant, que nous avons une chance"). Un nouvel ovni de pub politique, destiné à rassembler, sans signature officielle ni affichage plein pot sur le site du candidat? Ou de quoi faire marche arrière en cas de flop? Selon le lab d'Europe 1, c'est l'agence de pub BDDP & Fils, qui a été aux manettes de ce petit bijou de solitude musicale...

 

Sondages: Merkel au zénith, Sarkozy toujours plus bas

[Vendredi 3 février] Le président français et la chancelière allemande accorderont un entretien croisé lundi soir sur France 2 et ZDF. Mais alors que Nicolas Sarkozy ne suscite la confiance que de 35% des personnes interrogées «pour affronter efficacement les principaux problèmes» (baromètre CSA), Angela Merkel est, elle, au zénith dans les sondages. La chancelière recueille 64% d'opinions favorables auprès des Allemands, au plus haut depuis décembre 2009, peu après sa réélection.

 

Dans le dernier baromètre politique de la chaîne publique ARD, la chancelière est ainsi la deuxième personnalité politique préférée des Allemands, n'étant devancée que par son ministre des Finances Wolfgang Schäuble (membre comme elle de l'Union chrétienne-démocrate CDU). Les premiers leaders de l'opposition, Peer Steinbrück et Frank-Walter Steinmeier (Parti social-démocrate, SPD), n'occupent respectivement que les quatrième et cinquième rangs, avec 55%. Par ailleurs, 69% des personnes interrogées estiment que Mme Merkel est «une bonne chancelière» et 55% estiment qu'elle ne se comporte pas en «politicienne partisane» mais plutôt en «personnalité se situant au-dessus des partis». Pas étonnant que Nicolas Sarkozy serve l'exemple allemand à toutes les sauces. AFP


Pour Guéant, Sarkozy souffre d'un «défaut d'affection»

[Vendredi 3 février] Ne dites pas que les Français n'aiment pas Nicolas Sarkozy, mais plutôt que le président de la république souffre d'un «défaut d'affection». Interrogé vendredi par Radio Classique et Public Sénat sur des regrets exprimés par le président de la république, le ministre de l'intérieur Claude Guéant a répondu: «Nicolas a déjà eu l'occasion d'exprimer des regrets sur tel ou tel événement de son quinquennat, il l'a déjà fait dans beaucoup de conversations que les uns et les autres ont entendues».


«Faut-il qu'il exprime sa vision des choses, la façon dont il a vécu sa présidence dans un livre - on dit qu'il en prépare un? Ce sera très bien, je crois qu'il serait bien qu'il lève quelques malentendus, qu'il explique la genèse de certaines décisions pour que les Français comprennent mieux», a poursuivi le ministre. Qui estime, bien sûr, que «la crédibilité de Nicolas Sarkozy pour exercer le pouvoir suprême est là». AFP


Sarkozy se confie à des proches sur son entrée en campagne

[Jeudi 2 février] Un off à Cayenne, grillé trois jours plus tard, qui fait parler «pendant une semaine»: «C’est pas mal pour un mort-vivant!», se félicitait hier soir Nicolas Sarkozy, selon le Parisien qui rapporte les propos du Président lors d’une entrevue avec quelques proches de l’UMP chargés de riposter au PS, comme Franck Riester et Valérie Rosso-Debord. Sarkozy, au fil de ses confidences semble impatient se muer en candidat, sans pour autant vouloir bouleverser sa stratégie: l’image d’un Président qui «préside jusqu’au bout», une campagne ramassée sur quelques semaines. «Quand je serai en campagne, ce sera plus simple pour moi», prévoit le chef de l’Etat, toujours d'après Le Parisien. Et de moquer le rythme effréné de son adversaire socialiste, François Hollande: «il a tiré toutes ses cartouches, sa déclaration de candidature, son premier meeting, son projet, sa grande émission. Qu’est-ce qu’il lui reste? Pouf, il se prend de la farine sur la tête!»


Hollande enfariné en plein débat

[mercredi 1er février] François Hollande s'est fait asperger de farine à la tribune de la manifestation organisée par la Fondation Abbé Pierre pour la présentation du rapport annuel sur le mal logement, mercredi, porte de Versailles à Paris. L'incident s'est produit alors que le candidat socialiste à l'Elysée venait de prononcer, après les interventions d'Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou, un discours. Hollande était en train de signer le "contrat social" rédigé par cette Fondation pour demander "un véritable changement d'orientation des politiques" de logement.

 


 

Une jeune femme s'est approchée de lui et lui a lancé de la farine. Elle a été aussitôt évacuée par le service d'ordre, tandis que résonnaient quelques sifflets à son encontre. "L'enfarineuse" serait une mal-logée habitant à Lille, qui, outre le petit mot laissé sur place (voir ci-dessous), tient un blog où elle raconte, de façon confuse, ses difficultés. Elle s'était déjà illustrée le 15 décembre lors d'un direct de France-Inter à Lille avec Martine Aubry. Elle a publié une note aujourd'hui, intitulée: "la complainte d'une mal-logée". Elle y assure notamment: "A chaque étape, je m'enfonce un peu plus, en territoire socialiste, dans les sables mouvants de l'hypocrisie, de la misère et du déni de justice." T.S.

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