Bayrou sur Sarkozy: «C'est valeurs contre valeurs»

Publié le par Gérard

Le candidat centriste présente ce samedi son «contrat social».

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François Bayrou, en décembre. (Photo Regis Duvignau. Reuters)

 

Le candidat centriste François Bayrou a expliqué samedi que Nicolas Sarkozy avait exprimé dans ses déclarations au Figaro Magazine des "valeurs" qui ne sont pas les siennes ajoutant qu'ainsi aujourd'hui "c'est valeurs contre valeurs", un "choix de civilisation".


"Les déclarations faites par Nicolas Sarkozy montrent l'axe de sa campagne" et "les mots qu'il a employés me paraissent révélateurs d'une orientation qui n'est pas la nôtre, en particulier, le mot valeur", a expliqué François Bayrou en ouverture d'un Forum consacré "au contrat social".


"Ce mot donne tout son sens à cette journée, parce qu'en effet, c'est valeurs contre valeurs", a-t-il résumé.

Pour le leader centriste, les déclarations de Nicolas Sarkozy "dessinent une campagne électorale qui est en réalité celle de la division des français, du choix d'un certain nombre de cibles proposées à l'exaspération collectives". "Et, cela, a-t-il dit, ne peut être à nos yeux qu'un immense affaiblissement pour un peuple, une société, une nation comme la nôtre".


«Solidarité»

"Notre projet de société, que je crois en phase avec le projet de société historique et républicain de la France, porte un nom simple: il s'appelle humanisme", a-t-il expliqué en appelant à le défendre "contre des stratégies qui le fragilisent et le ruinent".


"Au coeur du projet humaniste", il y a "la solidarité", a-t-il poursuivi. "Cette solidarité qui fait qu'un peuple, une société, une nation ne sont pas formés de personnes étrangères les unes aux autres, chacune s'occupant de son propre avenir, mais qu'il y a entre nous des liens qui font que nul n'est abandonné, singulièrement pas les plus faibles, nul n'est oublié, singulièrement pas celui qui a des difficultés, nul n'est laissé de côté, singulièrement pas les plus fragiles", a-t-il expliqué.

 

"Ces valeurs correspondent à l'idée que chaque être humain est en soi un absolu. Il peut être malade, paralysé, sans capacité de production, génial, formidablement entreprenant... Il n'y a pas de différence, pas de balance où l'on pèse celui qui sert et celui qui ne sert pas. On ne peut soutenir l'un et abandonner l'autre. Et c'est cela notre choix", a-t-il lancé.

 

"Et ce choix-là est en effet, puisqu'ils aiment tant utiliser le mot, c'est un choix de "civilisation"", a-t-il conclu, en faisant ainsi allusion à la déclaration de Claude Guéant selon laquelle "toutes les civilisations ne se valent pas".

(AF°)

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