Au moins 17 000 milliards d'euros cachés dans les paradis fiscaux

Publié le par Gérard

Près de 600 milliards d'euros d'actifs français se cacheraient dans des paradis fiscaux.

Près de 600 milliards d'euros d'actifs français se cacheraient dans des paradis fiscaux.

(MEDIOIMAGES/ PHOTODISC / GETTY IMAGES)
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Un "réexamen" des paradis fiscaux. C'est la tâche à laquelle s'est attelée Tax Justice Network (TJN), une association indépendante créée au sein du Parlement britannique en 2003. Et d'après les conclusions de son enquête (en anglais), fin 2010, au moins de 17 300 milliards d'euros d'actifs financiers étaient détenus par des particuliers fortunés dans des paradis fiscaux. "Soit le poids cumulé des économies des Etats-Unis et du Japon", souligne TJN.

L'étude, menée par James Henry, un ancien expert du cabinet McKinsey, estime que le montant des actifs financiers (hors œuvres d'art, biens immobiliers...) détenus dans ces territoires offshore pourrait même atteindre 26 400 milliards d'euros.

"Un trou noir" de l'économie

"Ce nouveau rapport se concentre sur un énorme trou noir de l'économie mondiale (…) à un moment où les gouvernements à travers le monde manquent de ressources", souligne James Henry. D'après l'association, si un prélèvement de 30% était appliqué sur ce revenu, l'évasion fiscale générerait entre 156,8 et 231,1 milliards d'euros de recettes, soit près du double de l'aide au développement versée chaque année par les pays riches de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)

Les établissements suisses UBS et Credit Suisse, ainsi que le banque d'investissement américain Goldman Sachs forment le trio de tête des banques ayant géré le plus d'actifs offshore pour le compte de leurs clients fortunés. 

Près de 600 milliards non déclarés en France

D'après l'essai Ces 600 milliards qui manquent à la France, publié en mars 2012 par le journaliste Antoine Peillon, les paradis fiscaux abriteraient "10% du patrimoine des Français", soit 600 milliards d'euros.

"Près de la moitié des ces avoirs (…) seraient détenus par des particuliers, le reste par des entreprises", rapporte Le Monde.

FTVi avec AFP

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