Alain Joyandet renonce à son permis de construire.

Publié le par Gérard

 

Le secrétaire d'Etat à la coopération, Alain Joyandet, soupçonné d'avoir bénéficié d'un permis de construire illégal pour agrandir la maison qu'il possède à Grimaud (Var), près de Saint-Tropez, a annoncé mardi 22 juin dans un communiqué qu'il renonçait à ce permis, tout en estimant n'avoir rien à se reprocher. M. Joyandet et son épouse Martine ont publié un court communiqué alors que l'hebdomadaire Le Canard enchaîné revient sur l'affaire dans son édition à paraître mercredi.

Le journal satirique y fait notamment mention d'une note interne du directeur de l'urbanisme de Grimaud, Michel Bauc, au maire UMP de la commune, Alain Benedetto, dans laquelle le premier demande au second de retirer l'autorisation d'agrandir, au motif que la surface déclarée pour l'obtention du permis est "fausse". "Concernant la rénovation de notre maison à Grimaud dans le Var, nous avons confié la demande de permis de construire à un architecte qui s'est lui-même appuyé sur un avocat du barreau de Paris. Je considère donc que nous n'avons personnellement rien à nous reprocher", affirment conjointement Alain Joyandet et son épouse.

AGRANDISSEMENT ILLÉGAL

"Ce permis de construire nous a été octroyé le 22 avril 2009. Il a été régulièrement affiché. Il n'a fait l'objet d'aucune contestation. Il est devenu juridiquement définitif. Néanmoins, dès lors qu'il y a débat juridique sur la validité du permis, nous préférons y renoncer", poursuit le texte.

Le Canard enchaîné du 15 juin avait révélé que le ministre avait présenté une demande de permis de construire pour agrandir de 46 m2 une maison de 185 m2, déjà pourvue d'un étage, et parvenir ainsi à une superficie totale habitable de 231 m2. Mais, toujours selon le journal, la surface actuelle de la maison a été surévaluée dans le permis de construire. Le mas ne compterait en fait que 105 m2, ce qui, en vertu des règles en vigueur à Grimaud, limiterait la superficie finale à 157,5 m2. Alain Joyandet avait été épinglé par la presse en mars pour avoir eu recours à la location d'un avion privé pour 116 500 euros, lors d'un déplacement ministériel en Martinique.

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