Affaire Tapie : Christine Lagarde sur la sellette

Publié le par Gérard

MAXPPPrancetv info avec

Christine Lagarde, la directrice du Fonds monétaire international (FMI), lors du Forum économique mondial, le 25 janvier 2013 à Davos (Suisse).
Publicité

Christine Lagarde pourra-t-elle aller jusqu'au bout de son mandat de directrice du Fonds monétaire international (FMI) ? Alors qu'elle doit quitter ses fonctions en 2016, l'ancienne ministre de l'Economie et des Finances voit peu à peu l'étau se resserrer sur elle dans l'affaire Tapie. A l'approche de son audition par la justice, et de sa possible mise en examen, francetv info revient sur ce qu'on lui reproche, et sur ce qu'elle risque concrètement.

Ce qu'on reproche à Christine Lagarde

En juin 2007, Christine Lagarde remplace Jean-Louis Borloo au ministère de l'Economie et des Finances. Parmi les dossiers dont elle hérite, le règlement d'un vieux contentieux qui oppose Bernard Tapie et le Crédit lyonnais, sur la vente d'Adidas en 1993 par l'homme d'affaires à une filiale de la banque, qui est à l'époque un établissement public.

En 2005, la justice condamne l'Etat à verser 135 millions d'euros à Bernard Tapie, reprochant à la banque de l'avoir floué lors de la vente d'Adidas. L'Etat décide alors de se pourvoir en cassation. Et en octobre 2006, à la surprise générale, la plus haute juridiction française tranche en défaveur de Bernard Tapie, ouvrant la voie à un nouveau procès. Mais en 2007, plutôt que d'user de ce recours, la ministre des Finances propose à l'homme d'affaires, contre l'avis de ses services, une "conciliation" via un tribunal arbitral, une instance privée composée de trois membres. L'un d'eux, Pierre Estoup, a des liens avec un (...)

Commenter cet article