Affaire Takieddine et Libération des infirmières bulgares : Claude Guéant doit s’expliquer rapidement

Publié le par Gérard

Claude Guéant doit s’expliquer rapidement

et être de nouveau être auditionné

par l’Assemblée Nationale

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Député membre de la « Commission d’enquête sur les conditions de libération des infirmières et du médecin bulgares détenus en Libye et sur les récents accords franco-libyens », j’apprends avec stupéfaction les révélations de Mediapart sur le rôle de l’intermédiaire Ziad Takieddine établissant que Claude Guéant aurait menti, au moins par omission, sous serment devant la Commission d’enquête à laquelle j’ai appartenu. Dès lors, Claude Guéant doit s’expliquer rapidement et précisément sur les éléments nouveaux qui viennent d’être révélés.

 

En effet, Claude Guéant a déclaré le 13 décembre 2007 devant les députés: « Il n’y a eu aucune contrepartie, je l’ai déjà dit et je le répète: la France n’a pas déboursé un centime; la France n’a pas conclu le moindre contrat pendant les discussions sur la libération des infirmières et du médecin ; la France n’a pas échangé leur élargissement contre des perspectives de coopération supplémentaires. »

 

Or, dès le 20 juillet 2007, Claude Guéant adresse un courrier aux autorités libyennes dans lequel il annonce l’intention de la France «de renforcer sa coopération bilatérale. » Au vu des éléments révélés, on peut s’interroger sur le contenu réel et la portée de cette coopération.

 

 

 

En outre, une note du sulfureux intermédiaire Ziad Takieddine du 3 septembre 2007 évoque la constitution de sociétés chargées de chapeauter le commerce franco-libyen précisant que la personne représentant la France soit « sous le contrôle total de CG [Claude Guéant] ». Un premier contrat de 33 millions d’euros entre la Libye et une société française avait déjà été signé le 10 avril 2007 accompagné des commissions importantes pour M. Takieddine, grâce à l’appui de Nicolas Sarkozy, qui exerçait alors des fonctions théoriquement sans rapport avec ces activités.

 

Claude Guéant aurait donc dissimulé une partie substantielle de la réalité de ses contacts avec la Libye, remontant au moins à 2005, lors de son témoignage devant la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale et l’on peut s’interroger sur les raisons de ces omissions.

 

L’Assemblée nationale doit donc nécessairement auditionner de nouveau Claude Guéant afin qu’il s’explique précisément devant la représentation nationale sur les éléments nouveaux révélés par la presse.

 

Daniel GOLDBERG

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