A qui Bernard Tapie fait-il peur ?

Publié le par Gérard


Bernard Tapie lors d’un dîner organisé par Jean-Louis Borloo, à Paris, 09 décembre 2010 (Bertrand Langlois/AFP)

 

« A quoi ça sert d’acheter un journal quand on peut acheter un journaliste ? »

Voilà comment Bernard Tapie voyait la presse, dans ses belles années. Du coup, Nanard n’a jamais posé son postérieur dans un fauteuil de patron, au dernier étage d’un journal. Homme d’affaires, chanteur, acteur, taulard, ministre, patron de club de foot et d’équipe cycliste, ça oui, mais patron de presse, jamais.

Sauf que Tapie a le goût de la lumière et du pognon – le vôtre – à ne plus savoir qu’en faire. Il a mis 51 millions d’euros sur la table pour prendre une part majoritaire des titres du Groupe Hersant Média (GHM) : la presse régionale du Sud-Est (Var-Matin, Nice-Matin, La Provence et Corse-Matin) ainsi que Les Nouvelles Calédoniennes et France Antilles.

 

L’essentiel là-dedans, c’est le rachat de La Provence : parce que c’est le plus grand tirage du groupe (130 000 exemplaires diffusés en 2011-12 selon l’OJD) et que c’est le grand journal de Marseille. Et que Marseille, c’est Tapie, un homme qui étudie toutes les opportunités sans rien se refuser.

Qui doit se méfier du retour du meurtrier sur les lieux du crime, pour reprendre le bon mot du Nouvel Economiste ?

Commenter cet article